À
un an des élections générales prévues le 10 août 2027, le climat politique kényan soulève de nombreuses inquiétudes. L’ONG de défense des droits humains Vocal Africa a appelé la Cour pénale internationale (CPI) à placer le Kenya « sous étroite surveillance », dénonçant une « dégradation rapide de la situation politique, sécuritaire et des droits humains » dans le pays.
Au cœur des préoccupations figure le recours aux goons, ces individus rémunérés pour intimider opposants, journalistes et militants lors de rassemblements politiques. La Commission nationale kényane des droits humains a recensé une dizaine d'incidents entre juin et août, dont une lecture citoyenne du budget perturbée à Nairobi, des violences sans précédent lors d'une élection partielle en juillet et, le 16 août, la mort de deux personnes lors d'un meeting de l'opposition dans l'ouest du pays.
L'ONG rappelle le précédent de 2007, lorsque plus de mille personnes avaient péri dans des violences post-électorales. Elle souligne que le président William Ruto, qui a annoncé sa candidature à la réélection, avait lui-même été visé par une procédure de la CPI pour ces mêmes événements, avant que les charges ne soient abandonnées dans des circonstances controversées.
Ce regain des incidents ravive les craintes d'un retour des violences qui avaient marquées les élections de 2007.
Crédit Photo: AFP
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